Presse
Emission “A vous de juger” d’Arlette CHABOT, Jeudi 23 Avril 2009 sur France 2
Un magasin douaisien et un fabricant cambrésien de lingerie, ce soir, sur France 2
Jeudi 23.04.2009, 04:47 - La Voix du Nord

Mardi après-midi, après être passée par Fontaine-au-Pire, l’équipe de tournage est venue poser sa caméra dans cette charmante échoppe de la rue de la Mairie.PHOTO «LA VOIX»
| REPORTAGE |
Les Dessous de Virginie, vous connaissez ? Ils sont à découvrir ce soir, à partir de 20 h 35, sur France 2.
Une caméra de télévision dans un magasin de lingerie douaisien, c’est peu fréquent et c’était mardi après-midi. Il s’agissait d’une équipe de l’émission d’Arlette Chabot, « À vous de juger », venue enquêter sur ce textile du Nord qui se vend encore bien.
Dans un premier temps, l’équipe de France 2 s’est rendue à Fontaine-au-Pire, ou se trouve la fabrique de lingerie de luxe Secret d’Eva. Dirigée par Jérôme et Vincent Bracq, qui eux-mêmes la tiennent de leur père, la petite entreprise emploie vingt personnes et envisage d’en embaucher une quinzaine. Et Les Dessous de Virginie faisant partie de leurs principaux distributeurs, c’est ce magasin, dont s’occupent M. Voisin et son épouse, qui a été choisi pour compléter le reportage.
L’occasion d’un charmant défilé improvisé avec un mannequin professionnel.
Pour voir ce que cela donne au final, il faudra se brancher sur France 2, ce soir, à partir de 20 h 35. La séquence tournée devrait être diffusée en seconde partie d’émission, avec Brice Hortefeux comme invité. • J-F. G.
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● De Caudry au Cateau
Soutien de l’État et innovation, des solutions pour s’en sortir
Vendredi 10.04.2009, 04:50 - La Voix du Nord

| CRISE DE LA DENTELLE (2/2) |
La dentelle et la broderie vivent des heures sombres, comme beaucoup d’industries textiles. Dans ce concert de mauvaises nouvelles, certains sortent la tête de l’eau. Les frères Bracq, brodeurs et créateurs de lingerie à Fontaine-au-Pire, sont de ceux-là. De brodeurs ils sont devenus créateurs : une diversification bienvenue.
PAR AMANDINE MEUNIER ET DAVID LAURENCE
caudry@lavoixdunord.fr
Troisième collection, et quatrième défilé de la saison, la mécanique est bien rodée. Les quatre mannequins sourient malgré leurs tenues plus que légères. Dans le théâtre de Cambrai, en ce mercredi 1er avril, elles présentent la lingerie Secret d’Eva. Une marque locale à la conquête de la France et pourquoi pas d’ailleurs.
Lancée il y a tout juste un an par les deux fils d’une famille de brodeurs de Fontaine-au-Pire, Vincent et Jérôme Bracq, Secret d’Eva a fait son chemin.
La marque est prête pour la vitesse supérieure. Elle envahit les boutiques spécialisées. « Nous sommes convaincus que la lingerie corsetterie doit être vendue par des professionnels, assure Vincent Bracq. La plupart des clientes ne connaissent pas vraiment leur taille. Dans une vraie boutique de lingerie, on prend toujours les mesures de la cliente pour la conseiller au mieux. L’important c’est le confort et le bien aller. » Pour le moment une trentaine de boutiques accepte de diffuser leur lingerie. Les frères continuent d’écumer partout les commerces spécialisés, armés d’une valise emplie de leur dernière collection. « Notre credo, c’est la lingerie de luxe à prix doux, explique Vincent Bracq. Les commerçantes voient d’un bon oeil l’arrivée d’une nouvelle marque. » Secret d’Eva entre donc directement sur le territoire réservé de leurs concurrents : Chantelle, Lise Charmel et autres Aubade. La PME mise justement sur sa souplesse et son savoir-faire de brodeur. L’essentiel des produits est réalisé à Fontaine-au-Pire avec une vingtaine d’employés : du décryptage des tendances avec la styliste aux colis pour les magasins en passant par les esquisses et la broderie.
« Sur le prix d’un ensemble, 50 % des matières premières viennent de nos ateliers et jusqu’à 70 % sur une culotte, explique le brodeur. C’est pour ça que nous nous sommes lancés dans le projet. Nous pouvons amener la création à un prix abordable car nous maîtrisons une grande partie des matières premières. Nous avons supprimé les intermédiaires. » La confection n’est pas leur premier métier. Mais ils font attention à chaque détail. « On engage des mannequins du 85A au 100E pour valider le confort et la taille, raconte Vincent Bracq. Elles portent nos modèles pendant un mois pour être sûr à 100 % que tout va bien. » La famille Bracq n’a pas abandonné ses activités de brodeurs et produit encore pour les lingers concurrents. Une tradition dont elle aimerait se défaire pour s’imposer en tant que créateur.



